En août 2019, à Budapest, lors d’une compétition internationale de natation, le nageur espagnol a marqué les esprits. Au moment du top départ du 200 mètres brasse, alors que tous les autres concurrents s’élancent et plongent, l’Espagnol se redresse et reste immobile.
Il observe ainsi, seul et devant tout le monde, une minute de silence en hommage aux victimes des attentats en Espagne. Fernando Alvarez avait demandé à la Fédération Internationale de Natation que l’ensemble des concurrents observe une minute de silence avant la course, pour les victimes des attentats en Catalogne. Une requête à laquelle la Fédération n’avait pas pu accéder.
Interrogé par la presse, il a raconté qu’on lui avait répondu que ce n’était pas possible, car on ne pouvait pas perdre une minute. Il n’a pas bougé, comme lors d’un garde-à-vous militaire, et est parti une minute plus tard : peu lui importait, disait-il, il se sentait mieux que s’il avait gagné tout l’or du monde.
Une belle preuve que le Fair-Play, c’est aussi rester fidèle à ses convictions, envers et contre tout.